Fragments d'un Carnet de mots et d'images
Où sont les tableaux de François Augiéras ?
La peinture dit la supériorité avec la douceur et l'attention de ce qui appelle à s'élever ; elle ne fait que suggérer élégamment l'infériorité.
Aimer, c'est ne pas se résoudre à être déçu.
Ce que j'aime, je sais bien que très peu d'autres hommes l'aiment.
Les visages et les corps stylisés, stéréotypés, spiritualisés figurant sur les miniatures, les sculptures, les émaux et les ivoires médiévaux sont l'expression d'une minutie lointaine et retenue.
« Je suis parce que tu me regardes. » Nicolas de Cues, Le Tableau ou La Vision de Dieu (1453).
Eadwine, dans le texte entourant la miniature le représentant , contrevient à la Règle de saint Benoît (XLVIII) : il tire gloire de son travail et de son œuvre...
Si ce qui est beau est lointain, ou si ce qui est lointain est beau, ne sommes-nous pas aujourd'hui aussi malheureux ni pathétiques que l'interlocuteur que voulait rassembler jadis, à son image, celui qui fut nommé saint Paul, et qu'il voulait rassurer...
A MON LABEVR IOVR ET NVICT VEILLE. 43e emblème (L'Horloge) de la Délie de Maurice Scève. PLVS QVE NE PVIS. 44e emblème (Le Mort ressuscitant) de la Délie de Maurice Scève. PER IPSVM FACTA OMNIA. Marque de l'imprimeur lyonnais Jean de Tournes / Cf. Jean,...
Vieilles amours et vieux tisons S'allument en toutes saisons. Jean Gracieux (comédien de l'Hôtel de Bourgogne, 1575-1634), dit Bruscambille, Voyage d'Espagne (vers 1610 ?).
Il y a tous les jours des choses extraordinaires et beaucoup s'en moquent — et c'est la brèche pour ceux qui ne se satisfont pas d'imiter.
Isnel est pour tout le monde.
Au magnifique musée des Beaux-Arts de Lille, je suis tombé amoureux d'un peintre : c'est le néerlandais Dirk Bouts, ou Dieric Bouts, ou encore Dirk Bouts le Vieux. (à suivre.)
« Il faut haïr très peu, car c'est très fatigant. Il faut mépriser beaucoup, pardonner souvent, mais ne jamais oublier. » Propos attribué à Sarah Bernhardt .
Ici. "Jean Sibelius" : émission (12 minutes environ) de la collection Expressions (TF1, 3 novembre 1978).
Homme, tu es le seul dieu assez puissant pour te rendre heureux. Sois à toi-même ton propre maître et ton esclave. Entraîne-toi à tout surmonter, c'est de la boue et de la souffrance que naissent les âmes fortes. Diogène de Sinope.
... et ce soir -là j'aimai aussi la musique de Jean-Louis Florentz (inconnue alors de moi...)
(en particulier, mais non uniquement) à Pierre. Il n'y a « aucune différence de principe entre une poignée de main et un poème. » Paul Celan, Le Méridien et autres proses. Paris : Seuil, 2002, p. 43.
En 1484, le copiste, imprimeur et traducteur belge Colard Mansion publia, dans la ville de Bruges, la première édition imprimée des Métamorphoses d'Ovide sous le titre La Bible des Poètes. Elle était si somptueuse qu'elle le ruina.
J'aime que le mot robardel, au Bas Moyen Âge, désigne à la fois une danse accompagnée de chants, et un jeune homme élégant. (Le mot est toujours du genre masculin.)
« Chaque arbre se termine en un oiseau extasié. » Vicente Huidobro, poète chilien (1893-1948), cité par Roberto Juarroz, dans Poésie et création [1980]. Traduction par Fernand Verhesen. Paris : José Corti/Ibériques, 2010, p. 19.
Qui s'en soucie ? est la question la plus inquiète, la plus extravagante, la plus provocante, la plus impertinente, la plus attentive, la plus amoureuse de la vie contemporaine.
L'Ecole de l'amour serait la conscience terrible de la difficulté d'aimer.
A quoi ressemble le visage du poète aujourd'hui, parmi les innombrables visages croisés dans les villes ?
Un article , sur un site américain, consacré au peintre et graveur Renaud Allirand (avec la traduction en anglais d'une partie d'un article que j'avais consacré naguère à l'artiste ).